Alors que l’UMP est à la tête de la lutte contre le piratage sur Internet et que le gouvernement défend son projet de loi antipiratage Hadopi, voilà que certains de ses membres, dont son porte-parole Frédéric Lefebvre sont pris en flagrant délit.
Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l’UMP, a énervé nos confrères du site Slate.fr. Il a publié l’un de leurs articles sur son site personnel, en le modifiant et en retirant les liens que comportait l’article original. Plus grave : il ne leur a pas demandé l’autorisation. La réplique n’a pas tardé : « Slate pillé par Frédéric Lefebvre », s’est exclamé la rédaction dans un article au vitriol.
« Décidément, Internet est le nid des pirates en tous genres qui ne respectent rien et surtout pas la propriété intellectuelle, » peut-on ainsi lire sur Slate.fr. « On s’étonne que le porte-parole de l’UMP qui a défendu avec une telle vigueur Hadopi méconnaisse les règles les plus évidentes qui régissent le droit d’auteur, » fait-on savoir chez Slate.
Au delà de cet exemple, ce n’est pas la première fois que l’UMP est pointée du doigt. Le parti de la majorité présidentielle avait été accusé pendant la campagne présidentielle par le groupe de musique MGMT d’avoir utilisé sans autorisation deux de leurs titres pendant des meetings.
Et tout récemment, c’est le lipdub des jeunes de l’UMP qui a été pris en défaut pour avoir utilisé une chanson de la Star’ac québécoise… Or ils n’avaient l’autorisation que pour la version originale.